Ben oui, je le coirais bien. Lorsqu'il était petit, en tous cas jusque presque 3 ans, je n'ai pas vraiment été un père très présent pour Elliott. Pas facile d'assumer ce premier enfant. Il était tant voulu, nous pensions être prêts et d'un coup, PAF! Keske je dois faire quand il pleure tout le temps, pourquoi pleure t'il moins avec sa maman, pourquoi ais-je le sentiment qu'il est mieux dans les bras de sa maman que dans les miens, comprend-il que je travaille beaucoup et que ses cris et larmes m'éloignent de lui?
Jeune papa je me rends alors compte que je ne sais pas m'y prendre, sans-doute, je souffre alors un peu de sa complicité avec MA femme. J'imagine que pour lui c'est SA mère? Ce constat je ne le ferai que bien des années plus tard. Entretemps, mon travail me permets plus de complicité avec mes enfants, nous essayons d'avoir des activités communes. Je me rends compte avec sa soeur et ensuite son frère que je m'en sors mieux. Est-ce mon expérience ou Elliott était-il vraiment différent?
Elliott a bientôt quinze ans et depuis quelques années je jouis vraiment de notre complicité, j'aime l'ado qu'il est devenu, j'aime ce que les autres m'en disent, nous partageons de bons moments ensemble. Et pourtant, encore aujourd'hui, je vis avec lui la même expérience qu'avec notre chat, tantôt très proche et confiant, tantôt à s'enfuir au moindre contact, comme si nous pouvions lui faire du mal, comme si la confiance qui nous unit n'est que de surface. C dur parfois.
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Il y a 1 jour

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